comédie : des pièces de théâtre pour troupes professionnelles ou amateurs... femmes / hommes, nombreuses distributions

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-- du 07 aout 2013 à 21 : 52
par céline :

La comédie peut également être... la vie... qui ne recourt pas aux petites comédies...

XXIII L’enveloppe

Nous nous étions donc vus le matin mais ce vendredi 16 mars, peu avant 13 heures, Nadège débarquait tout sourire, me tendant une lettre à son nom...

- Oui, ouvre, le facteur vient de me la donner et je me suis dépêché de traverser la forêt !
- Pourquoi est-ce à moi de l’ouvrir ? (je reconnaissais le nom du laboratoire Olivot Mariotti d’Agen...)
- Ouvre, tu comprendras.

J’avais l’habitude de leur présentation et sûrement commençais-je à comprendre, en passant les résultats Hématologie Numération sanguine, formule leucocytaire, tournant la page pour découvrir Sérologie Vih : négative, sérologie de dépistage de la syphilis VDRL, négatif, tréponémique négative.
Elle a fait un pas et tout s’est précipité.

Après notre première union, débutée debout et terminée sur le canapé :
- J’ai lu tes romans et le chapitre sur ton angoisse à Reims, un matin enneigé de novembre, m’a marqué. J’ai retenu que tu ne voulais plus prendre le moindre risque et je ne suis pas certaine que tu aurais résisté avec mes bras totalement ouverts pour toi...

Le soir, ce fut un plaisir d’accueillir Amina avec un tendre "mon Amour." Je lui avais préparé un repas, ce qui n’arrivait presque plus, tellement nos relations devenaient irrespirables, même pour le peu de temps qu’elle passait sous notre toit. Oui, moi aussi, je pouvais donc mentir, ou plutôt, cacher la vérité.

Le samedi, c’est dans la gariotte que nous nous sommes retrouvés. J’évitais de penser à notre comportement. Oui, cocufier Amina me plaisait mais elle ? Certes, Kader l’avait eue grâce à un piège, et le Pablo, elle me l’avait décrit comme le digne fils du sophiste Carlo…

Comme le diplomate italien en 2010, je surfais d’une blanche à une noire... Une fois ça va mais le samedi soir déjà une énorme perturbation me tomba dessus. Je voulais « juste baiser Nadège » et c’est avec elle que je me sens bien ! Et c’est en mon officielle que j’ai l’impression de commettre un acte malsain, de trahir l’amour. Même « l’alchimie physique » semble changer de corps. Amina, ce soir-là, fut une étrangère et notre union ressembla plus aux relations sexuelles de ma jeunesse qu’à notre fusion...


Extrait "Un Amour béton" (A lire).

Petit théâtre mesquin



Vois-tu ami, j'ai peur, j'ai peur de t'écrire, j'ai ouvert et fermé cette page plusieurs fois. J'ai peur de t'écrire parce que je crains de te faire peur. Je crains aussi de me faire peur à moi. Des fois, ne pas exprimer par des mots peut donner l'illusion que ça n'existe pas et alors avoir moins peur et se laisser porter sans rien dire, sans réfléchir, sans laisser parler son coeur ou même sa tête. Se taire, ne rien dire, ne rien exprimer, se brimer, faire comme si ça bouillonne pas là dans, se faire taire d'un ricanement et puis et puis...puiser en soi la force de vivre tout ça sans être soi vraiment, se mettre entre parenthèses pour se donner la possibilité de vivre quelques heureux instants, surtout retenir les mots...ces mots qui pourront causer de la fin du merveilleux, ces mots si inquiétants, ces mots à ravaler donc.

Ta phrase: "tu m'inquiètes". Cette phrase me tourne dans la tête. Pourtant j'exprime si peu, pourtant je me retiens tant...

"Tu m'inquiètes". Qu'est-ce qui t'inquiète Carlo? As-tu déceler ce que je cherche à me cacher en chassant les mots? Serait-ce alors que ça sert à rien de faire la chasse aux mots et que de toute façon, ça débordera d'une façon ou d'une autre? Mon regard? Mon sourire? Mes mains? Est-ce possible de tout contrôler? Pour ne pas t'inquiéter et pour ne pas m'affoler...

Car m'avouer que je t'aime d'amour pourrait causer tant de mal. Oui tant de mal. A toi mais surtout à moi.

Comment pourrais-je aimer un homme que mon regard inquiète?

Amimour, c'est si beau comme idée, si seulement je pouvais avoir cette force de t'aimer sans rien demander en retour, sans vouloir ne t'avoir rien que pour moi. Te savoir avec une autre, même si je sais que c'est une femme charmante, intelligente, qui t'apporte du bonheur, qui t'aime sûrement et qui te fait donc du bien, même si je me dis que là tu es heureux forcément...même en me disant tout ça, je ne peux m'empêcher de te vouloir avec moi...ou même seul mais pas avec une autre...désespérément égoïste tout ça, n'est-ce pas amimour?

Je te respecte beaucoup et plus je te rencontre, plus malheureusement, tu me plais (pour ne pas écrire le verbe qui fait peur).

Malheureusement parce qu'il y a cette phrase:"tu m'inquiètes". Pourquoi je t'inquiète Carlo?

Je voudrais tant qu'il n y ait aucune peur entre nous, aucune crainte, rien qu'une belle confiance, rien que des lumineux sourires, rien que l'harmonie...un grand éclat de rire face à la vie.

Je voudrais tant ne pas t'inquiéter, Carlo. Mais je t'inquiète sans rien dire...

Je voudrais te rassurer en te paraissant un peu distante (je m'y efforce d'ailleurs), en ne t'écrivant pas, en te faisant croire que je suis parfaitement satisfaite de ne te voir qu'une fois par semaine et que ça ne me fait rien de te savoir certains jours avec Sophie et que je profite juste du moment présent avec toi...mais voilà, la réalité me rattrape...

Je vais te dire ma crainte: c'est d'aimer un homme qui ne peut pas me rendre cet amour. D'aimer et me retrouver complètement vulnérable et dépasser...je ne veux plus jamais aimer plus qu'on ne peut m'aimer...

Et toi, tu me préviens depuis le début que tu n'as pas la même conception que moi de l'amour, du couple etc. Je t'écoute, je comprends ta position, je suis d'accord sur cetains points mais pas tous. Et je sais que ça ne regarde que moi de ne pas être d'accord et que je n'ai pas à chercher à te ramener à mes visions des choses.

Carlo, je sais, tu vas me demander pourquoi je t'écris tout ça. C'est quoi la conclusion? La conclusion, quelle conclusion? Je n'en ai pas. Je suis là, juste à écrire ce qui me passe par la tête, c'est si confus d'ailleurs...C'est vrai que je suis inquiète, peut-être même plus que toi...mais après? Quelle conclusion j'en tire? Rien, aucune, sauf celle-ci: c'est si bon d'être dans tes bras, tout contre toi et puis te caresser, être caressée par toi, t'embrasser, être embrassée par toi, te sourire, te regarder, me faire regarder avec tes yeux "biaisés", te parler, t'écouter et puis..être simplement avec toi...

Et j'ai envie de te crier: Ok, je t'aime pas d'amour, je suis juste ton amie particulière, je ne suis jalouse de rien ni de personne...mais continue à me donner ces quelques instants, je ne demande rien de plus. Mais la fille honnête en moi te dit ceci: tu as raison de t'inquiéter mon Carlo si ton inquiétude vient de l'amour que je pourrais éprouver. Tu as raison chéri même si j'aurais tant aimé que cela te rende heureux et pas inquiet.

Je crois que je t'ai écrit dans le seul but de te dire le fond de mon coeur...et puis pour être un peu avec toi.

Tu sais quoi? J'aime beaucoup ton sourire. Une fois, tu m'as fait un de ces sourires...j'en ai les larmes aux yeux.

J'arrête parce que sinon je vais beaucoup t'inquiéter...

Je t'embrasse tendrement... à l'italienne et à la française.
Rencontres avec la dépravée des aéroports ( A lire).



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